Les compétences développées chez les 1-3 ans

L’entrée dans la classe Bouton d’or tient compte de plusieurs paramètres : l’acquisition de la marche, la capacité à transporter un objet des deux mains en marchant, l’envie d’imiter, le début de la parole. Pendant le cycle, les activités que l’équipe propose évoluent progressivement pour être au plus proche des besoins de chaque enfant. L’enfant évolue à son rythme, il n'est ni poussé ni freiné, mais toujours encouragé. Une attention toute particulière est portée au développement du langage et à l’apprentissage du vivre ensemble.

Les compétences développées chez les 1-3 ans

Une importance particulière est donnée au développement du langage car c’est par le langage que se développe la Pensée. En effet, penser : émettre des idées, construire des hypothèses, mettre en place des stratégies de résolution, mais aussi exprimer un besoin, nécessite d’être capable de mettre en mots sa Pensée. Pour se faire, les adultes doivent s’adresser à l’enfant avec des structures de phrases exactes, un vocabulaire riche et précis en faisant l’effort d’utiliser les termes exacts. Le développement du langage nécessite de parler avec l’enfant dans des situations concrètes où il est en mouvement. C’est le geste associé à la parole qui permet aux mots et aux structures de phrases de se fixer dans le cerveau. C’est pourquoi, nous avons fait le choix d’un groupe d’enfants restreint à 10, ce groupe est encadré par deux adultes. Cela permet de favoriser au maximum les échanges entre enfants et adultes de manière privilégiée. De plus, la richesse du milieu dans lequel évoluent les tout-petits et les espaces extérieurs qui suscitent un grand nombre de situations d’apprentissage permettent aux éducateurs(trices) de proposer pléthore d’activités engageant pleinement l’enfant dans des situations langagières riches.

Vers 15-18 mois, l’enfant est mu par une force intérieure qui le pousse à nous imiter. Le rôle des éducateurs(trices) est alors de lui donner la possibilité de faire comme nous et de reproduire nos gestes.


L’enfant entre sur le chemin qui le mènera vers l’autonomie dans les gestes du quotidien. Se sentant de plus en plus autonome, il acquiert alors la confiance en lui nécessaire pour s’engager petit à petit dans les apprentissages.


Les activités de « vie pratique » vont lui permettre de se concentrer, de s’exercer, de se tromper, de recommencer sans avoir la pression du résultat.


L’adulte lui montre de manière précise, méthodique et lente comment faire. Puis, l’enfant, après avoir analysé les étapes logiques de l’activité, va essayer de nombreuses fois de la refaire par lui-même. Il le refera de nombreuses fois non par contrainte de l’adulte mais parce qu’il en manifestera le désir.

Aujourd’hui, il y a consensus de la communauté scientifique quant au fait que l’intelligence de l’enfant se développe par l’intermédiaire de ses mains. C’est grâce à la manipulation répétée qu’il acquiert une connaissance de plus en plus fine du monde qui l’entoure et qu’il construit et développe son intelligence. Permettre à l’enfant de répondre à sa curiosité naturelle par de nombreuses situations de manipulation est donc primordiale. S’exercer et découvrir le monde par les mains permet aussi de structurer sa Pensée dans la mesure où les tâches doivent être accomplies dans un certain ordre.


De plus, pour apprendre, il faut de la concentration et la meilleure façon pour un enfant de se concentrer et de fixer son attention sur une tâche est de l’accomplir avec ses mains.


Diverses activités progressives, notamment plastiques, sont proposées à l’enfant afin qu’il affine sa préhension, développe sa coordination œil-main. Toutes ces activités vont lui permettre notamment d’effectuer un travail préparatoire aux gestes graphiques.

Lorsque l’enfant marche de manière bien stable il a besoin d’activités qui lui permettent de développer ses muscles, d’affiner sa psychomotricité et de prendre conscience de son schéma corporel. Pour l’aider, nous proposons chaque jour des ateliers d’éveil corporel qui peuvent avoir lieu au jardin ou dans la salle de motricité. Il est à noter que le jardin récréatif offre aux tout-petits de nombreuses possibilités d’exercer leur grande motricité lors des temps de jeu libre.

Après la marche, permettre à l’enfant de contrôler sa vessie et ses sphincters est essentiel pour qu’il acquière une première indépendance de l’adulte car c’est sans doute la seule chose que l’adulte ne peut pas contrôler chez l’enfant. Il est en effet le seul à pouvoir maîtriser ses sphincters, l’observation des réactions de l’adulte lorsqu’il urine ou va à la selle procure chez l’enfant une sorte de jouissance. Il est maître de quelque chose dont il est le seul à avoir la clé.


Pour contrôler ses sphincters, l'enfant doit avoir accompli sa maturation dans trois domaines différents. Différents critères ont été proposés par les pédiatres et les psychanalystes, de Benjamin Spock à Françoise Dolto. Il s'agit notamment de :


- sa maturation neuromusculaire : il doit pouvoir ouvrir ou fermer ses sphincters de façon consciente et volontaire. Pour cela, on observera si l'enfant arrive à commander ses membres inférieurs parfaitement : il peut marcher tout seul, sans appui, debout, il est capable de monter et descendre tout seul un escalier jusqu'à la dernière marche.


- sa maturation intellectuelle : il lui faut comprendre ce qu'est « se retenir » ou « évacuer » l'urine ou la selle, et quel est « le bon endroit ». Quand l'enfant aime jouer à placer des objets dans un récipient, qu’il imite l’adulte de plus en plus dans ses jeux, qu’il offre des jouets, qu’il est fier de ses acquisitions et aime être félicité, on peut considérer qu’il est prêt.


- sa maturation affective : il lui faut désirer être propre.
L'acquisition de ces critères se vérifie chez la plupart des enfants vers 2 ans, 2 ans et demi. Il est donc inutile de mettre un enfant trop jeune sur le pot, d'autant plus s'il ne marche pas de façon stable. Il est important qu'il y aille de sa propre volonté et seul, sans que l’adulte le mette lui-même sur le pot.