Les compétences développées chez les 3-6 ans

Le grand pilier de l’intelligence est le développement des fonctions exécutives. Leur développement est une condition nécessaire pour nous permettre d’agir de façon intentionnelle et organisée pour atteindre nos objectifs. A la maternelle de l’Ecole Active nous développons ces 3 fonctions exécutives qui sont les fondations biologiques de l’apprentissage :

 

- La mémoire de travail : elle permet de garder en mémoire les informations et de les organiser
- Le contrôle inhibiteur : il va permettre d’inhiber les distractions pour rester concentré, contrôler nos impulsions, nos émotions, nos gestes inappropriés
- La flexibilité cognitive : c’est la capacité à être créatif et à ajuster nos stratégies en cas d’erreur

 

De plus, l’enrichissement syntaxique et lexical du langage est une priorité parce que le niveau de langage témoigne du développement de la personne, car c’est l’activité d’un  sujet qui parle, pense, réfléchit et comprend.

Les compétences développées chez les 3-6 ans

Ces fonctions exécutives sont indispensables pour réaliser n’importe quel apprentissage et développer des stratégies de résolution. Elles sont fondamentales. Elles nous permettent de fonctionner, de pouvoir réaliser dans le monde ce que notre intelligence commande. En effet, lorsque nous possédons une bonne mémoire, une bonne maîtrise de nous-mêmes et une belle flexibilité cognitive, nous pouvons agir avec succès.
De nombreuses études indiquent que les enfants ayant développé une bonne mémoire de travail, un bon contrôle inhibiteur et une bonne flexibilité cognitive obtiennent de meilleures performances scolaires. Mais au-delà de ça, et c'est ce qui nous intéresse vraiment, ils ont les moyens d'atteindre les objectifs qu'ils se fixent dans leur vie.
Dotés de bonnes fonctions exécutives, nous pouvons mieux faire face au stress, nous sommes capables d'analyser et d'exprimer nos émotions avec sérénité, de mieux comprendre celles des autres, et par conséquent, nous sommes plus à même de résoudre et d’éviter les conflits relationnels. Les études le confirment et sont très claires : avoir des fonctions exécutives bien développées permet des relations amicales et sentimentales durables et harmonieuses.


C’est en développant l’autonomie des jeunes enfants que nous leur permettons de développer leurs fonctions exécutives. L'enfant de 3 à 6 ans est un être d'action, il doit faire par lui-même pour entraîner ses fonctions exécutives. Cette exigence à vouloir absolument faire par lui-même n'est donc ni un caprice, ni une manie, ni un hasard : c’est une manifestation de l’intelligence qui demande à s'exercer. Lorsque que l’enfant exerce son intelligence, c’est-à- dire lorsqu’il veut faire par lui-même, n’essayez pas de faire à sa place, vous vous exposeriez à une levée de boucliers. C’est la posture que nous adoptons au sein de l’Ecole Active : tout l'environnement (les adultes y compris) favorise l'autonomie progressive des enfants, et ce, toute la journée. Dès leur entrée dans le lieu de vie le matin, ils sont invités à choisir des activités parmi celles qui leur ont été présentées individuellement au préalable et à les réaliser librement autant qu’ils le souhaitent.
Le développement des fonctions exécutives est donc le pilier fondateur du travail réalisé dans les classes de 3-6 ans. Cela permet aux enfants d'entrer avec joie dans les apprentissages et de s'épanouir dans la relation à l'autre.

Le langage est une activité humaine profondément intellectuelle, qui a une triple dimension : sociale, psychologique et cognitive.

C’est une erreur de penser que le langage sert avant tout à communiquer car le tout-petit communique avant de parler (Jérôme Bruner). La première fonction du langage est d’assurer le développement de la Pensée dans la mesure où il lui donne une forme. Le langage permet aussi d’évoquer l’absent, de construire le monde, de prendre le pouvoir (car c’est le medium de la reconnaissance sociale).


Mais attention, le langage n’est pas une compétence scolaire, c’est bien plus que ça !


Le développement du langage chez les enfants nécessite un étayage fort et très structuré des adultes. Ce sont les adultes qui modélisent le langage des enfants, ils doivent donc avoir une rigueur langagière irréprochable et leur parler de façon soutenue et riche.


A l’Ecole Active, le développement du langage est toujours favorisé en situation d’activité réelle car c’est cette forme de langage qui permet de communiquer et de penser. Il est erroné de dire que présenter un mot nouveau par jour aux enfants enrichit leur stock lexical alors qu’on sait qu’ils apprennent 10 à 30 mots nouveaux par jour lorsque nous parlons avec eux. Ce qui est important c’est la situation dans laquelle les enfants enrichissent leur stock lexical et syntaxique : le sens des mots et les structures langagières sont profondément liés aux situations vécues dans lesquelles ils sont activés, reformulés. Il est aussi important de noter qu’on entend par langage la capacité de l’enfant à prendre la parole pour dire quelque chose de Soi. En effet, c’est lorsque l’enfant est à l’initiative de la prise de parole et du contenu qu’il est en langage.


De plus, un accent fort est mis sur le développement du langage d’évocation, celui qui permet d’évoquer l’absent. C’est-à- dire d’être capable de parler de ce qui n’est pas là (passé, futur, projets, souvenirs…). C’est par le récit que l’on construit ce langage d’évocation. C’est pourquoi, produire des récits oraux et comprendre des récits écrits (lectures d’histoires) est une activité quotidienne et nécessaire dans nos classes de 3-6 ans. Ce travail sur la construction du langage d’évocation est mené avec la même intensité tout au long de l’école élémentaire pour aller vers la production de récits écrits. Le langage d’évocation requiert de mettre à distance l’action pour « produire des discours sur ». Il s’agit donc de proposer aussi de nombreuses situations où l’activité diffère de l’action. Dans ce cadre, les situations artistiques et les retours de sorties sont des supports extraordinairement riches.

Entre la naissance et 6 ans l’enfant traverse plusieurs périodes appelées “sensibles” au cours desquelles sa capacité à apprendre est facilité. Lors de ces périodes l’enfant est absorbé par une activité, il veut la faire et la refaire. C’est à ce moment qu’il faut bien comprendre son comportement et lui proposer des activités en relation avec la capacité qu’il est entrain d’acquérir afin de le soutenir dans son développement. Cette période sensible est limitée dans le temps et cesse dès qu’il y a eu acquisition de la compétence désirée par l’enfant. L’enfance s’écoule donc de conquêtes en conquêtes. Ces périodes sont donc des phases d’acquisition et de construction des apprentissages. L’existence et la manifestation des “périodes sensibles” amènent l’idée qu’il est essentiel de savoir observer les enfants pour détecter le moment où chacun est vraiment prêt à apprendre avec aisance.


Le but de l’éducation est de semer les graines de la connaissance à la bonne saison.


A l’Ecole Active, le bon moment pour apprendre est déterminé non pas par le calendrier d’un programme imposé mais par l’observation des besoins de l’enfant. Il est fondamental de ne pas contrarier les apprentissages qui sont concordants aux sensibilités de l’enfant au risque de rendre ultérieurement ces apprentissages beaucoup plus fastidieux. Une fois les périodes sensibles passées, il est toujours possible à l’enfant d’acquérir les compétences mais l’apprentissage sera plus long, plus difficile.


A l’Ecole Active, nous avons choisi de retenir 10 périodes sensibles chez les 3-6 ans qui vont leur permettre de développer un certain nombre de compétences :


L’ordre (de la naissance à 6 ans) :



L’enfant manifeste un besoin impératif d’ordre. Lorsque ce besoin est contrarié, l’enfant peut montrer des manifestations très violentes. L’ordre troublé pourra même provoquer un mal qui revêtira l’apparence d’une maladie. Ces anomalies dans l’ordre ambiant peuvent en effet être très choquantes et déroutantes pour l’enfant.


Lorsque l’ordre extérieur est perturbé, le développement de l’être humain en est ralenti car il faut du temps à l’enfant pour rétablir un nouvel ordre sur lequel s’appuyer. Dans un tel contexte, offrir un cadre ordonné c’est offrir aux enfants des repères qui leur permettent petit à petit de construire un sentiment de sécurité. A l’âge de deux ans, ce besoin d’ordre prend une forme plus calme et apparaît comme « une véritable joie de la vie » ; c’est le début d’une période tranquille où « la vue du désordre représente un stimulant, un appel d’activité ». L’enfant prend alors plaisir à plier le linge, à organiser sa dînette, à ranger ses chaussures à leur place…Grâce à cette sensibilité à l’ordre extérieur, il établit progressivement des liens logiques et structure sa pensée. Il développe le sens de l’orientation, ce qui lui permettra plus tard de s’orienter dans une société élargie. Il développe un ordre intérieur, c’est-à-dire qu’il intègre en lui des repères de façon à développer un solide sentiment de sécurité qui lui permettra plus tard de s’orienter dans sa propre vie. Nous veillons donc a toujours encourager l’enfant à ranger, organiser son espace, planifier ses tâches afin de lui permettre d’accéder à un ordre intérieur qui lui permettra d’évoluer sereinement dans la vie.


Le raffinement sensoriel (de la naissance à 6 ans) :


L’enfant doit pouvoir disposer d’une palette de nuances riches et fines pour définir le monde qui nous entoure et être en pleine conscience de son environnement. Ce temps consacré au raffinement des sens est essentiel dans le cheminement vers l’abstraction et la pensée logique de l’enfant. Il est donc essentiel de permettre à chaque enfant de développer les 5 sens de la manière la plus fine possible.


La coordination des mouvements (de 18 mois à 4 ans) :


Le développement de la main est fondamental car c’est par la manipulation que se construit la pensée. Il s’agit aussi du développement de la grande motricité : avec une coordination des membres inférieurs et supérieurs qui permet à l’enfant de se mouvoir librement et aisément.


La musique (de 2 à 6 ans) :


La musique éveille les fonctions mentales et physiques de l'enfant, elle développe ses capacités intellectuelles.


En effet, les recherches démontrent que lorsqu’un enfant écoute de la musique classique l’hémisphère droit de son cerveau est activé et que lorsqu’il étudie un instrument de musique, les hémisphères droit et gauche s’activent tous les deux. L’exposition à la musique produit donc de nombreux bienfaits sur un cerveau d’enfant. Elle accélère en effet l’acquisition du langage, les compétences liées à l’écoute, la mémoire et la motricité. C’est parce que les expériences musicales intègrent ces différentes compétences en même temps qu’elles entraînent la création de multiples connexions dans le cerveau. 



De plus, permettre aux enfants de jouer d’un instrument favorise le développement de leurs fonctions exécutives (contrôle inhibiteur, flexibilité cognitive, mémoire de travail) ce qui se traduit par de meilleurs résultats scolaires et un meilleur comportement (étude réalisée par des chercheurs du Boston Children’s Hospital, 2014). 



D’autre part, selon une étude réalisée par les chercheurs de l’université de Münster, il a été démontré que faire beaucoup chanter de façon joyeuse les enfants de maternelle et leur faire écouter quotidiennement de la musique augmente considérablement leur aptitude à suivre une scolarité épanouissante et réussie. Pour la première fois, l'étude a fourni les preuves empiriques convaincantes qu'interpréter des chansons de façon joyeuse contribuait au développement des enfants de maternelle dans tous les domaines (physique, mental et social) dans une mesure qui avait été sous-estimée. Cela s'applique en particulier au développement du langage, à leur comportement social et au contrôle des agressions. Une explication pour ces conclusions est apportée par des études neurobiologiques et physiologiques qui montrent que chanter conduit à une plus grande production d'hormones du bien-être et à la réduction des hormones de l'agression. 



Ainsi, on cherchera à développer chez les enfants une sensibilité profonde aux sons et aux rythmes par des activités d’écoute et des ateliers de pratiques musicales s’inscrivant dans des séquences d’apprentissages structurées et progressives. On favorisera aussi les chorales d’enfants et l’expérimentation musicale quotidienne grâce à un matériel de musique spécifique présent dans toutes les classes. En effet, les activités d’écoute, de discrimination sonore et les jeux rythmiques aident à stimuler le développement de la conscience phonologique (voir item lecture). De plus, par l’entremise d’activités rythmiques, la musique est un médium unique pour améliorer la coordination, l’équilibre, le tonus et l’orientation spatiale. Enfin, l’apprentissage de la musique a des retombées notables sur les interactions avec les pairs et sur la facilité à exprimer ses sentiments.


La politesse et la courtoisie (de 2 à 6 ans) :


Cela concerne le savoir-vivre et le savoir-être en société. L’enfant doit acquérir les règles de bienséance qui permettent à une société de fonctionner.


 Les manipulations plastiques (de 3 à 6 ans) :


La place des arts plastiques est essentielle car ils mobilisent le corps, le regard et le geste. La sensibilité et l’imagination jouent un rôle majeur dans le développement de l’enfant. C’est pourquoi l’Ecole Active aide chaque enfant à enrichir son expérience sensible et son pouvoir créateur en multipliant les occasions de se confronter à des matériaux et à des actions dans des situations de création libre ou liées à une contrainte créatrice. La pratique artistique permet ainsi à l'enfant de mieux exprimer ce qu’il perçoit et ressent du monde avec comme constante la pratique de l’expression orale qui en  découle afin de développer le langage artistique. 



Les objectifs : s’exprimer, imaginer, créer 



S'exprimer : On est ici dans le domaine de l'individualité, de la personnalité de chaque enfant. Il s'agit de lui donner la possibilité de " dire ", à sa manière, dans un cadre ouvert, motivant, où on s’empêchera d'imposer nos représentations d'adultes. On lui permettra d'avoir son propre projet et de pouvoir le mener à bien. On retrouvera la fonction de socialisation des arts plastiques dans  l'acceptation et la tolérance vis-à- vis des œuvres de l'autre (enfant, adulte ou artiste) et dans le patrimoine artistique commun. 



Imaginer, créer : La créativité (l'imagination ou la pensée divergente) est une fonction. Comme la mémoire, elle se pratique, se développe, s'enrichit. C'est une des composantes de l'intelligence humaine. Elle est indispensable à l'artiste mais aussi au théoricien et à l'ingénieur. On ne crée pas à partir de rien. Aucun artiste ne l'a fait. Pour les enfants, il faut nourrir l'imaginaire à partir du vécu, des expériences et des nombreuses images vues et engrangées. Il faut multiplier les associations et les combinaisons d'images ou d'éléments puisés dans le réel, la nature…Regarder, c'est déjà créer. L'enfant créatif porte sur toutes choses un regard particulier qui est déjà un pas vers la création. En classe, on s’attachera à : montrer, donner à voir des images, des reproductions, aller au musée, observer l’environnement proche, regarder vraiment, s'étonner, s'émerveiller, rêver, regarder le ciel et les nuages, les tâches sur un vieux mur, l'analogie des formes et des matières...pour éduquer le regard et donc enrichir la création.


Se souvenir, c'est déjà créer.


Les matériaux employés dans les constructions de l'imaginaire sont, pour la plupart, des matériaux mémorisés. La mémoire ne les garde pas intacts, elle n'est pas fidèle, elle transforme, embellit, nuance, déforme, inverse...et c'est tant mieux ! Chez le petit enfant la mémoire passe par le corps, celui-ci doit être engagé pour que la mémoire engrange : vivre l'image, isoler le détail par des manipulations, toucher dans la mesure du possible, prendre dans ses mains, laisser, reprendre, chercher...Il faut aussi parler, dire, s'exprimer, se souvenir, évoquer, projeter, anticiper... En classe, les opérations plastiques qui favorisent ce processus sont : inverser, dissocier, supprimer des éléments, mais aussi reproduire, isoler, transformer, associer. Le dessin et la peinture libre mais aussi les provocations artistiques ont une place essentielle dans le quotidien de l’Ecole Active. À travers les différentes activités proposées, l'enfant est donc conduit à explorer de multiples langages pour effectuer diverses opérations plastiques. En outre, il se constitue une première culture artistique.


L’apprentissage de l’écriture- encodage (de 3 à 4 ans) :


Dans l’ordre d’acquisition, on entend par apprentissage de l’écriture (les étapes 1 et 2 se font simultanément) :

- connaitre les correspondances phonies-graphies 

- développer la conscience phonologique. C’est-à- dire isoler les phonèmes d’un mot pour les identifier. C’est une étape essentielle car les scores phonologiques des enfants prédisent les scores futurs en lecture (Stanislas Dehaene)

- encoder des mots phonétiquement purs. Puis, à partir de 5 ans, il est possible que des enfants encodent des mots comportant des digrammes, des trigrammes et pouvant nécessiter de choisir entre des homophones. 


L’apprentissage de la lecture (de 4 à 5 ans) :


 Nous travaillons dans le cadre du développement de la procédure sublexicale. C’est-à- dire en s’appuyant sur des unités qui n’ont pas de sens prises séparément (les lettres ou suites de lettres qui transcrivent des phonèmes).


Une fois les correspondances graphèmes-phonèmes mises en place, on propose aux enfants de déchiffrer des petits mots phonétiquement purs. Puis, l’enfant s’entraîne à déchiffrer des mots de plus en plus en long et porteurs de plus en plus d’irrégularités afin d’automatiser le déchiffrage (procédure d’identification des mots).


Chez le lecteur expert, la procédure d’identification des mots est très rapide et indépendante du contexte. Cette phase d’automatisation du déchiffrage est essentielle car la plupart des problèmes de lecture rencontrés par les élèves ne sont pas dus à des problèmes de compréhension mais à un déficit d’identification des mots qui absorbe toute leur énergie et ne leur permet pas de se concentrer sur la compréhension. Une fois le déchiffrage automatisé, l’enfant accède sans difficulté au sens de la lecture. Il a alors un niveau de compréhension écrite égal à son niveau de compréhension oral car il est dégagé d’un décodage lent et laborieux ou des anticipations contextuelles hasardeuses. Les enfants débutent cette automatisation de la lecture en maternelle et la poursuivent en élémentaire.


 Les relations spatiales (de 4 à 6 ans) :


La construction dans l’espace nécessite pour l’enfant de mettre en place d’importantes compétences en terme  d’organisation, de planification et de stratégies de réalisation. C’est pourquoi, les enfants sont confrontés à des situations leur permettant de réaliser des constructions de plus en plus complexes en suivant un modèle puis un plan d’assemblage, ainsi que des puzzles avec de plus en plus de pièces. La pratique de la course d’orientation en milieu fermé puis en milieu ouvert est aussi un vecteur fort pour développer ces compétences.


 Les mathématiques (de 4 à 6 ans) :


Dans l’ordre, l’enfant travaillera :

- la reconnaissance des nombres de 1 à 10

- la notion de quantité de 1 à 9

- le système décimal

- la numération de 1 à 1000

- les grandes opérations

Tous les enfants n’iront peut-être pas jusqu’aux grandes opérations, mais tous auront intégrés les compétences liées à la compréhension du système décimal. 


Le détail des compétences que l’enfant acquiert dans ces 10 périodes sensibles est référencé dans son cahier des Savoirs au fur et à mesure des acquisitions qu’il fait. Tous les enfants ne valident pas les mêmes compétences en même temps, cela se fait en fonction des besoins de chacun et de l’émergence de leur propre désir d’apprendre. Toutefois, à la fin du cycle, chacun aura atteint les compétences minimales requises pour poursuivre dans le cycle supérieur. C’est parce que nous fonctionnons sur un cycle de 3 ans que nous permettons à chacun d’atteindre des objectifs suffisants et à ceux qui le désirent d’aller parfois très loin. Ainsi aucun enfant n’est laissé sur le bord de la route, chacun dispose du temps nécessaire pour développer les compétences attendues en fin de scolarité.