Les technologies usuelles de l'information et de la communication

Il appartient à l’école de faire acquérir à chaque élève les compétences lui permettant d’utiliser de façon réfléchie et efficace ces technologies et de contribuer à former ainsi des citoyens autonomes, responsables et doués d’esprit critique. A l’Ecole Active, les élèves sont amenés à :
- développer la pensée informatique par le codage informatique
- élaborer et concevoir un film d’animation
- utiliser la correspondance informatique

Les technologies usuelles de l'information et de la communication

Pour faire face à la révolution numérique, il est impératif que les enfants comprennent l’enjeu de l’introduction de ce nouvel enseignement. Le but n’est pas de faire de tous les enfants de futurs informaticiens. Il s’agit de permettre à nos élèves d’acquérir des compétences numériques transversales essentielles dans de très nombreux métiers. Aujourd’hui, toute notre société est touchée par le numérique. Notons également que cette diffusion du numérique peut aussi nous questionner. Mais, là encore, il importe que les prochaines générations disposent des connaissances, des compétences et de la culture leur permettant de participer aux débats de société qui ne manqueront pas de se produire. On peut penser qu’une compréhension – parce que les élèves l’auront eux-mêmes expérimentée – sera meilleure qu’une simple description des effets.


Coder n’est pas une fin en soi. Coder, programmer, permet de mettre en œuvre ce que les enfants vont apprendre par ailleurs et qui est bien plus important : la pensée informatique. Pour se faire, il s’agit d’apprendre à traiter et résoudre de nombreux problèmes en transformant les données en informations, puis de concevoir des algorithmes permettant de traiter ces informations pour obtenir la solution au problème posé. Cette façon de procéder n’est pas révolutionnaire, mais l’existence des technologies numériques rend aujourd’hui indispensable de les maîtriser. Les situations proposées aux élèves sont toujours ludiques et motivantes car présentant un problème concret de manipulation à résoudre sur lequel ils peuvent agir en temps réel grâce à l’utilisation du codage.

La réalisation d’un film d’animation par une classe s’inscrit dans le cadre d’un projet annuel. Les élèves créent le film d’animation de la première à la dernière étape, du scénario jusqu’à la réalisation, ceci afin de comprendre les différentes phases nécessaires à l’élaboration d’un tel projet. L’investissement total des élèves dans une telle création participe à l’acquisition de l’autonomie dans l’apprentissage.


La création d’un film d’animation permet la mise en œuvre de nombreuses compétences :


Maîtrise de la langue :
- toutes les compétences liées à l'oral
- la maîtrise de la langue écrite et la production d'écrits
- la structuration du récit lors des différentes phases d'élaboration de l'histoire


Mathématiques :
- calcul des durées et mesure du temps

Arts visuels :
- créer les différents éléments (décors, personnages…)
- comprendre l’intérêt et maîtriser le cadrage d’une image
- choisir un cadrage avec un objectif de rendu d’image
- modifier une image avec un logiciel spécifique de traitement d’images


Histoire des Arts : cinéma et films d'animation


Sciences et technologie :
- maîtriser la technique de l’animation à partir d’images à animer ; thaumatrope, flip-book...
- analyser des illusions d’optiques, prendre conscience de la persistance rétinienne
- maîtriser des outils technologiques élaborés (caméra numérique, enregistreur numérique)
- décomposition du mouvement


Numérique :
- utilisation et maitrise de logiciels de montage vidéo et audio


Compétences transversales :
- échanger, produire en groupe, prendre une décision
- élaborer un projet collectivement
- se répartir des tâches et tenir un rôle particulier dans un groupe

La correspondance informatique, avec une boite mail par classe, est un outil important pour les élèves car elle leur permet de contacter des personnes ressources pour la mise en œuvre de leurs projets ou pour correspondre avec une classe hors de l’école dans le cadre d’une correspondance scolaire réglée mise en place par les enseignants de l’Ecole Active et ceux d’un autre établissement au Maroc ou ailleurs dans le monde.

A l’Ecole Active, nous refusons que le visage et l’identité de nos élèves apparaissent sur internet. En effet, nous estimons qu’il s’agit d’une question d’éthique : Qui sommes-nous, adultes, pour décider à la place de l’enfant de l’exposer sur internet ? Le droit à l’image et le respect de la vie privée sont primordiales dans un monde où la plupart des citoyens ressentent le besoin d’exposer leur vie sur internet pour se sentir vivant. Aujourd’hui, nous connaissons et mesurons les dangers et les dérives liés à la diffusion de la vie privée sur les réseaux sociaux. Nous voulons que nos élèves grandissent en se sentant exister dans la vie réelle et dans l’instant présent, non dans un monde virtuel. La prévention des dangers liés à internet et aux réseaux sociaux est un combat dans lequel nous nous engageons très fortement.


C’est pourquoi, les photos et vidéos de nos élèves sont tournées uniquement avec le matériel numérique (appareil photo et caméra) de l’Ecole Active.


C’est aussi dans ce souci, en plus de la volonté d’être une école la moins exposée possible aux ondes, que les téléphones portables sont proscrits de l’enceinte de l’Ecole Active, que ce soit pour les élèves ou l’équipe pédagogique. Nous demandons aux parents de s’inscrire dans cette même ligne de conduite lorsqu’ils circulent dans l’établissement. Aucune tolérance n’est accordée envers les personnes (équipe pédagogique ou parents d’élèves) prises en train de photographier ou filmer les enfants avec un téléphone portable. En refusant l’entrée des téléphones portables dans l’Ecole Active il s’agit aussi d’être pleinement connecté aux personnes qui nous entourent physiquement sans être préoccupé par un message, un appel téléphonique, un mail reçu, qui interrompent indéniablement l’attention que l’on porte à la personne et à la discussion en cours.

D’autre part, le wifi n’est pas disponible dans l’école afin de limiter l’exposition aux ondes. En revanche, toutes nos classes ainsi que l’administration sont connectées à internet par l’intermédiaire de câbles.

A l’Ecole Active, nous militons pour une éducation très raisonnée des outils numériques et toujours tournée vers la construction d’un projet au service des apprentissages. Aucun écran n’est disponible dans les classes, seule une classe numérique mobile circule dans l’école au gré des besoins des projets menés.


C’est aujourd’hui un enjeu de santé publique que d’alerter la population sur l’aspect catastrophique des écrans sur les enfants. Une exposition quotidienne et longue cause des troubles d’apprentissage (retards de langage et de développement) et entraîne des difficultés à fixer le visage d’autrui. On constate qu’il suffit d’arrêter l’accès aux écrans pour supprimer les symptômes.


Jusqu’à 5 ans un enfant doit faire sa propre expérience de la vie avant de découvrir les écrans. Les enfants se développent en jouant, en faisant fonctionner leur main et leur cerveau en même temps, ce qui n’est pas possible avec les écrans (les tablettes tactiles ne permettant pas de répondre à ce besoin de faire fonctionner la main et le cerveau de façon simultanée). Les enfants doivent consacrer beaucoup de temps aux jeux et aux manipulations concrètes pour faire des progrès dans leur développement. Tout le temps que l’enfant passe devant une télévision est soustrait au temps qu’il passe à être un acteur du monde qui l’entoure, il ne le consacre pas au développement de son intelligence sensori-motrice. Un écran en fait un simple spectateur, il interfère négativement dans le développement des enfants.


Les comportements observés chez les jeunes enfants exposés aux écrans :
- Retard de langage à 4 ans
- Troubles de l’attention et de la concentration
- Troubles relationnels
- Stéréotypies gestuelles
- Intolérance marquée à la frustration
- Difficultés à s’endormir
- Difficultés importantes à développer l’imagination et la capacité à raisonner pour tenter de trouver une solution à un problème
- L’enfant ne peut pas expier ses angoisses comme il peut le faire sur ses jouets


Les problèmes de concentration et de difficultés à raisonner pour mettre en place des stratégies de résolution continuent de progresser chez les enfants plus grands avec l'exposition aux écrans.


« L’écran, c’est la tétine d’aujourd’hui », intervention du Docteur Anne-Lise Ducanda :

https://www.youtube.com/watch?v=9-eIdSE57Jw